La Zone de Libre Échange Économique Africaine : « Une opportunité pour les hommes d’affaires africains de pouvoir jouer le premier rôle d’investissement en Afrique »

Le 07 juillet dernier, au sommet de l’Union Africaine (UA) à Niamey au Niger, 54 pays africains sur 55 ont signé l’accord de la Zone de Libre-échange Économique Africaine (ZLECAF). Le ZLECAF est une initiative de l’UA qui a pour but de faciliter l’intégration des économies africaines sur un marché de 1,2 milliards d’habitants. Connaitre les enjeux, les défis et les opportunités qu’offre la ZLECAF s’imposent à tout homme d’affaire œuvrant sur le continent. C’est dans cette dynamique que l’Association « Investisseur Sans Frontières » (ISAF) a tenu sa rentrée économique le 01 octobre 2019 à Ouagadougou sur le thème de conférence « ZLECAF : Enjeux, défis et opportunités pour les hommes d’affaires africains »

 

 Investisseurs Sans Frontières, une association qui a pour objectif de construire un puissant réseau d’hommes d’affaires indépendants en Afrique, veut comme son nom l’indique pouvoir investir partout en Afrique. Avec l’accord de libre-échange continental, ce rêve   des hommes d’affaires africains peut aisément se traduire en réalité aujourd’hui. Cet accord permet aux opérateurs d’avoir accès à 54 marchés africains. Ils peuvent y vendre, produire, échanger des biens et services.

L’enjeu de la ZLECAF est d’accroitre l’attractivité et l’interaction entre les différents opérateurs sur le continent, indique Monsieur Oumarou Koalga  le conférencier, expert-consultant en relations internationales, géopolitiques et stratégie. L’interaction entre africain est très faible, en témoigne le chiffre de 16% de commerce intra africain.  La zone de libre-échange économique permettra d’atteindre la barre de 60 % à l’horizon 2022. La vision de l’agenda 2063 de l’Union Africaine est de bâtir une Afrique prospère et pacifique. Les états font des efforts mais la richesse et la prospérité se crée par le secteur privé. Le développement économique du continent passera par le renforcement du partenariat au niveau du secteur privé. Si les économies africaines dépendent en grande partie  des capitaux étrangers, «  la ZLECAF offre une opportunité aux hommes d’affaires africains de pouvoir jouer le premier rôle d’investissement en Afrique » affirme l’expert burkinabè en relations internationales Oumarou Koalga. L’idée des dirigeants est de privilégié le partenariat intra-africain avant toute autre considération. Cet esprit communautaire dans la conduite  des affaires  internes du continent permettra non seulement de booster la croissance économique  mais aussi  de construire une synergie d’action pour s’imposer sur le marché international, où le rapport de force est déterminant dans les négociations précise le conférencier.

Le Burkina Faso est le 24 ème pays a ratifié l’accord le 24 mai 2019. Selon le ministre des affaires étrangères burkinabè Alpha Barry, parrain de la rentrée économique d’ISAF, le pays a des potentiels qui l’emmène à ne pas avoir peur de s’ouvrir au reste du continent.  Les hommes d’affaire burkinabè déjà présentent dans l’espace de la Communauté Économique Ouest Africaine pourront investir au-delà. Le ministre rassure que le gouvernement est prêt à  accompagner l’ISAF composé de plusieurs investisseurs burkinabè dans sa conquête du marché africain.

 

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