Il faut rouvrir le champ des futurs possibles en Afrique

« L’Afrique n’a personne à rattraper »

À l’aube du biennal du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), édition cinquantenaire, une meilleure aubaine pour vous recommander #Afrotopia de l’universitaire sénégalais Felwine Sarr, Agrégé d’économie.

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Affiche officielle du FESPACO 2019,copyright fespaco,com

Pourquoi ? parce c’est par le pipe-line d’ une cohue de discours, de journalisme, de programmes de cinéma et de la littérature que les clichés d’une « Afrique de famine, de misère, de guerre, de calamités de tous genres au déficits chroniques d’éléments du bien être social  » ont été les plus diffusé et projecté. Cette campagne de dénigrement fut un « successful ». Elle installa le doute, le désespoir dans l’esprit d’un pan de sa jeunesse, sève nourricière des dynamiques de la fille aînée de l’humanité.

Voici l’objectif de ce joyau, combattre l’Afro-Pessisme. Croire en nous même et reconstruire une confiance et une estime de soi

« L’Afrique n’a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu’on lui indique, mais marcher prestement sur le chemin qu’elle se sera choisi.  »

Comment ? vous vous demandez

Les contours d’une modernité africaine se saisissent à travers le discours propre de l’Afrique . Se penser en dehors des injonctions civilisations des autres , qui d’ailleurs tentent en vain selon les critères à eux de mesurer , de quantifier et déterminer la courbe du présent et futur de notre continent. Ces critères qui consacre « le primat de la quantité sur la qualité, de l’avoir sur l’être » ignorant que « La vie ne se mesure pas à l’ecuelle, elle est une expérience et non une performance.  »

« Pour être féconde, une pensée du continent porte en elle l’exigence d’une absolue souveraineté intellectuelle. Il s’agit de réussir à penser cette Afrique en mouvement en dehors des mots valises que sont #Développement (par rapport à qui ?), OMD, ODD…  »

Penser africain signifie t’il un repli sur soi et refus des leçons d’ailleurs ? Non

« Il ne s’agit pas pour l’Afrique de refuser les leçons que peuvent lui apporter les expériences extérieures sur la voie de la modernité (…) mais de situer les niveaux de contacts indispensables et également les limites à assigner aux valeurs que l’Afrique doit accepter comme facteur positif de son enrichissement  »

Il faut se déterminer une trajectoire. Et c’est MAINTENANT !!!

Harouna DRABO

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